Mon corps de Maman Guerrière

OU pourquoi tu ne seras jamais plus tout à fait comme avant

La pharmacie est devenue ma deuxième maison. C’est SuperChéri qui me l’a fait remarquer. « La pharmacie, c’est ta deuxième maison » a-t-il simplement décrété.

Il a raison. Je dépense des fortunes à la pharmacie. J’ai une carte de fidélité, je pense que je suis sur le point d’accéder au niveau ultime, celui où je pourrais me faire livrer une palette de Dafalgan directement dans ma salle de bain par Ryan Gosling nu.

J’adore mes pharmaciennes. Elles sont 4, pimpantes comme des Desperate Housewives, avec des remèdes de sorcières terriblement efficaces.  Et c’est pas faux, je passe ma vie dans leur pharmacie.

Il faut dire que depuis que je suis maman, mon corps a un peu morflé. Et pour compenser, je dévalise ma pharmacie (qui ne vend pas de remède louche pour se lever le matin ou faire dormir les enfants, je calme tout de suite tout le monde)

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Il y a aura juste l’essentiel

OU ces vacances parfaitement imparfaites qu’on voudrait revivre éternellement

Il y aura d’abord leurs réveils, hirsutes, impatients, hésitants aussi parfois. le chocolat des petits pains encore tièdes qui coule sur les genoux. Les piqûres de moustiques qu’on décompte.

Et puis déjà, se poser.

Il y aura la chaleur, qui enveloppe de tous son saoul, sans laisser de répit, qui berce, ensommeille, qui caresse, si sûre d’elle. Il y aura le vent qui lance et relance, les feuilles qui ruissellent avec fracas.

La piscine clapotera délicieusement, envoûtante. Un ballon oublié voguera lascivement.

Le bois brûlera les pieds nus, on se couchera à l’ombre, pour échapper à sa morsure, yeux mi-clos, balancé par la complainte enivrante des cigales, ivres du soleil triomphant.

Les enfants se cacheront dans le verger, grimaceront en marchant sur les noyaux recrachés dans les trèfles. Ils croqueront dans les fruits tièdes.  Le sucre coulera dans leur cou, les reines claudes piquantes, les minuscules pommes brillantes, les figues rondes et riches.

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Le goût de tes nouvelles vacances

OU celles dont tu rêves, et celles que tu vis en vrai-dans-ta-vraie-vie-de-Maman

Voilà, j’y suis presque. Plus que 2 dodos (dont 1 dans une voiture chargée d’une tribu en délire) et à moi les vacances.

Je m’y vois déjà : bronzée (caramel), avachie sur un matelas pneumatique (gris perle), hésitant sur quel pied  tremper dans la piscine (tiède), me gargarisant au rosé (bio), ondulant comme une déesse (qui ose ricaner?) sur du Nina Simone featuring the Cigales of Camargue.

Bon ok, tu y crois pas.

Ben moi non plus en fait. Ou alors si, mais juste quelques secondes.

Et dire qu’un jour, MOI, j’ai VECU des vacances comme ça. Oui oui oui. Même que je finissais par m’ENNUYER. Même que je trouvais tout ça très CALME. Même que j’avais parfois vraiment trop CHAUD. Même que je DEPRIMAIS de ne pas réussir à choisir quel pied tremper dans la piscine tiède.

Mais que s’est-il passé pour que tout cela fonde, paf d’un coup, comme Olaf au soleil ?

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On troque nos enfants ?

OU comment passer une après-midi de rêve, pour pas un euro et en faisant le bonheur de tout le monde

Avoue-le, en lisant ce titre, un rien racoleur je te l’accorde,  l’idée honteuse et coupable t’a traversé l’esprit un quart de seconde : oui, j’échangerais bien mes enfants contre d’autres enfants, des enfants de films, qui disent toujours oui oui, et jamais ne se jettent par terre en hurlant quand tu dis non non…  Et puis, immédiatement, tu t’es dit que non, définitivement, tu les aimes trop et que jamais tu n’en voudrais d’autres. Même des qui dorment toutes leurs nuits. Même des qui font des grasses mat’. Même des qui adoooorent les légumes. Même des qui se disputent jamais.

Et pourtant, ce que je te propose, c’est de les échanger…

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Tes 13 ans

OU quand l’adolescence frappe discrètement mais clairement à la porte de ta tribu

GrandKet, je ne t’ai vraiment pas vu grandir. Parce que là, vraiment, je peux dire que tu es grand. Tu n’as pas encore le mètre 90 que tu auras sûrement, mais tu es grand parce que tu es un adolescent, et ça, c’est un truc de fou-fou, de dzoum dzoum.

Je t’ai rencontré quand tu étais encore petit.

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Voler les instants parfaits

OU comment capter la joie là où on l’attendait pas

En plein milieu d’un week-end par exemple. Tu sais, ce moment à la fin de la semaine théoriquement prévu pour se reposer, lors duquel dans ton ancienne vie, tu aimais ronfler jusqu’à midi, sortir jusqu’à pas d’heure et t’enfiler des séries et du chocolat au fond de ton lit.

Sauf que depuis, donc, tu as eu des enfants.

Mais ces pseudo-week-ends peuvent être une source inépuisable d’apprentissage dans toute une série de domaines de compétences essentielles.

Exemple ?

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